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Le Mont-Blanc fait 38 centimètres de moins qu'en 2011

Il y a deux ans, le toit de l'Europe occidentale culminait à 4810,44 mètres. Mais une nouvelle mesure à 4810,06 mètres indique que le Mont-Blanca perdu 38 centimètres depuis. Selon les experts, ce tassement est dû aux précipitations et au vent plutôt qu'au réchauffement climatique.

Mais pas de souci, nul besoin de réécrire d'urgence les manuels scolaires. Depuis qu’il passe sous la toise des glaciologues, le point culminant de la chaîne des Alpesjoue aux montagnes russes. Si le sommet rocheux du Mont Blanc culmine à 4792 m et continue de pousser de 1 à 3 millimètres par an (du fait de la compression des Alpes), l’épaisseur des neiges éternelles qui le recouvrent peut varier de 15 à 20 mètres.

En septembre 2001, l'Institut géographique national et l'ordre des géomètres-experts l'avaient mesuré, GPS à l'appui, à 4 810,4 mètres exactement. En octobre 2003, ils avaient raboté le sommet, le rabaissant à 4 808,4 mètres. Un tassement non pas dû à la canicule estivale mais à ces chutes de neige hivernales moins abondantes ainsi qu'à l'érosion par le vent. En effet, il pourrait simplement s'agir d'un mouvement aléatoire de la calotte glaciaire sommitale, au gré des vents violents soufflant à cette altitude.

Le sommet enneigé résistera-t-il à l’augmentation de 4 à 5 °C du mercure prévu par les scientifiques dans les Alpes à l’horizon 2100? A priori, oui, car à 4800 mètres et des poussières d’altitude, le thermomètre affiche -17 degrés en moyenne à l'année. Et même en plein été, il est rare que le mercure affiche des températures positives. Pas de quoi faire fondre le géant des Alpes donc.

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