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La ville indienne de Pondichéry est toujours marquée par son passé français

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A la richesse de l’Inde, sa chaleur étouffante et ses foules pressées, Pondichéry rajoute une pépite qui ne peut que toucher les baroudeurs français: le parfum des colonies, de l’empire disparu arborant nos trois couleurs ou les fleurs de lys de l’Ancien régime.

Un temps jadis, perdu à quelque 8000 kilomètres de la mère patrie, où messieurs en habits de cour et belles dames en voilettes se promenaient en calèche dans les allées ombragées de la Ville Blanche. Un petit coin de France patiné par la mousson, assoupi à l’ombre des bougainvilliers et des platanes centenaires.

C’est cette ville que Valérie Buono nous dévoile dans son beau livre de dessins et d’images. Des toiles travaillées d’après photos ou peintes sur des journaux dans un style de carnet de voyage assez classique mais qui se prête bien au lieu et à l’exercice. «Sans doute un peintre a-t-il colorié cette ville! Les couleurs y sont si justes et harmonieuses que j’ai du mal à croire que tout cela soit le fruit du hasard», écrit l’auteure.

Mais si Pondichéry aime à cultiver sa «french touch» dans le centre historique ou sur son tranquille bord de mer, la ville présente aussi un autre visage: celui de l’Inde éternelle. Un lieu magique qui malgré les changements et la modernité, est toujours ce chaudron bouillonnant.

Celui d’un pays-continent, comme un temple à ciel ouvert, où l’on croise toujours charrettes, vélos et rickshaws se partageant la chaussée avec les autos et les camions à coup de klaxons; une cohue permanente parfumée au patchouli, les pacotilles clinquantes des boutiques de souvenirs et les attroupements des touristes et Indiens venant se faire bénir par une éléphante sacrée.

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