Excite

Airbus dépose un brevet pour des cabines détachables

Le temps, c'est de l'argent. Et ça, Airbus, notre avionneur national l'a bien compris. En vol, difficile d'en gagner beaucoup. C'est au sol, lors de l'embarquement et du débarquement des passagers que la marge de progression est la plus importante. Et les ingénieurs n'y vont pas avec le dos de la cuillère, en imaginant carrément une cabine amovible.

Airbus planche déjà sur des appareils capables de relier Londres à New York en une heure. Le constructeur s'intéresse désormais à l'autre possibilité: accélérer les transferts au sol. Jusqu'ici, ce sont les hôtesses et les stewards, tout sourire, qui jouent ce rôle en vous poussant, très gentiment, dehors de l'avion ou en balançant votre nom dans tout l'aéroport une bonne quinzaine de fois parce que vous n'êtes pas encore assis dans un appareil qui décollera de toute façon avec 30 minutes de retard.

Pour éviter ce genre de désagrément, Airbus a donc déposé un brevet pour des cabines détachables. Il a été approuvé par l'Office américain des brevets et patentes. Les avions du futur conçus par Airbus pourraient être divisés en deux parties. La première, le porteur, avec la cabine du pilote, les moteurs, les ailes et le train d'atterrissage. La seconde, la cabine, comme un gros conteneur, vient simplement se fixer sur le porteur, lorsque tous les passagers ont embarqué. A l'atterrissage, la cabine amovible serait simplement retirée, déposée et remplacée par un autre module rempli de passagers.

Mais, selon de nombreux spécialistes, le projet n'est pas près d'aboutir. Les normes de sécurité drastiques dans l'aviation civile seront difficiles à atteindre pour un «avion en kit». De plus, le coût de la recherche et du développement se chiffrent en milliards d’euros, sans compter les investissements nécessaires pour équiper les aéroports. Le brevet est donc déposé. De là à ce que le projet de cabines détachables devienne réalité, il y a probablement un gouffre.

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2017