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Aiguilleurs du ciel : leurs pratiques dangereuses

Les aiguilleurs du ciel font la Une du quotidien Le Figaro ce mercredi matin : la profession est remise en cause car la sécurité aérienne semble laisser à désirer.

Le trafic aérien mondial reconstitué en vidéo

A l’heure où les voies aériennes fonctionnent en permanence, la mission des contrôleurs aériens n’est pas des plus aisées. Chargés d'assurer le contrôle et la sécurité de la circulation aérienne, les aiguilleurs du ciel doivent être à leur poste en continu pour éviter tout incident susceptible de se transformer en catastrophe. A l’aéroport de Roissy par exemple, des équipes tournantes d’environ 15 personnes se succèdent sur une journée entière, pour couvrir la totalité des décollages et atterrissages des avions.

Or, selon une enquête réalisée par Le Figaro, dans les faits, les contrôleurs aériens français ne seraient pas toujours présents et auraient même développé une pratique illégale, en adoptant un «cahier de clairance». Il s’agit d’un système de gestion des équipes qui permet aux travailleurs de s'absenter, laissant à ceux qui restent le soin de s'occuper du travail d'autrui. L’aiguilleur restant est donc contraint de surveiller plusieurs zones de circulation, du couloir aérien au tarmac, en passant par le parking aérien. Difficile d’avoir l’œil partout dans ces conditions !

Selon un spécialiste de l’aviation interrogé par Le Figaro, les aiguilleurs du ciel n’assureraient en moyenne que 12 heures de travail hebdomadaire au lieu de 24 initialement prévues. Pourquoi ce rythme de croisière alors que le travail ne manque pas ? Selon le même expert, ce serait dû à la féminisation du métier : les femmes auraient besoin de s’absenter notamment au moment de la rentrée des classes et des vacances scolaires. Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a demandé un rapport détaillé sur ces absences dangereuses.

Photo : aeronautique.ma

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