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A la découverte de Timisoara la belle Roumaine

Connue par une grande partie du monde occidental pour le seul épisode fâcheux des «faux charniers» et a contrario vantée par les autorités pour sa prééminence dans la Révolution de 1989, Timisoara (dans le sud-ouest de la Roumanie) est avant tout une très belle ville qui sort largement des sentiers battus.

Ce qui frappe tout d’abord dans la troisième ville de Roumanie, peuplée de 330 000 âmes, c’est le nombre de lieux de culte; concentrés sur les trois grandes places d’un centre-ville finalement assez restreint. Au premier lieu desquelles figure la cathédrale métropolitaine sur la place de la Victoire. Symbole de la spiritualité des orthodoxes de la région, elle est surtout l’emblème de la libération du totalitarisme communiste personnalisé par Nicolae Ceausescu, dont le premier coin a été enfoncé devant l’édifice. Des manifestants ont été fusillés devant son frontispice. Des plaques en marbre en attestent. Y compris en français: «A la mémoire des enfants roumains morts pour la liberté». Timisoara en son cœur recèle encore une belle église catholique. Située sur la place de l’Union, elle a été érigée sous les Habsbourg. Autres édifices religieux notables: l’église orthodoxe serbe et une synagogue majestueuse.

Les athées trouveront, eux aussi, leur compte à Timisoara. La ville, également surnommée la «Petite Vienne», regorge de bâtisses monumentales de style Art nouveau, comme l’Université polytechnique. Au détour d’une porte, d’un couloir, les témoignages de cette époque sont omniprésents. Les Temesvariens sont assez fiers d’annoncer que, à cette époque, leur ville fut la première d’Europe éclairée à l’électricité (1884), et l’une des premières dotées d’un tramway électrique (1899).

De nombreuses artères de la vieille ville et les places principales sont en cours de réhabilitation, en grande partie grâce à l’apport des fonds européens depuis l’entrée de la Roumanie dans l’Union européenne, en 2007. Un plus à venir pour Timisoara qui est candidate pour être en 2021 la capitale européenne de la culture. La métropole du Banat possède un théâtre-opéra important, lieu de grandes manifestations culturelles.

Ce qui frappe en flânant dans la «Cité des roses», autre surnom de la ville, c’est la propreté des rues et l’entretien des importants parcs qui ceinturent le sud de la cité. Ils sont traversés par la rivière Bega. Sur ses berges, de nombreux bars et restos branchés sont pris d’assaut par une jeunesse roumaine enjouée.

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